Depuis son investiture, François
Hollande accumule les bourdes. Cette inexpérience pourrait passer inaperçue si elle ne s’associait pas à une suffisance permanente. Elle pourrait prêter à sourire si la situation économique
n’exigeait la moindre fausse donne.
Il y aurait à dire sur la composition du gouvernement Ayrault où l’on retrouve Laurent Fabius, Christine Taubira, Marylise Lebranchu,… des politiques de gauche difficilement qualifiables de personnalités irréprochables. La politique exemplaire prônait par le candidat Hollande se résume à un mot jeté en l’air ; la condamnation pour injure publique d’Arnaud Montebourg, ou devrais-je dire l’anecdote Montebourg pour me conformer à l’esprit Hollande, en est une illustration parmi d’autres.
Bienvenue en Hollandie où le Président à trop vouloir paraître « normal » frise le ridicule et discrédite le pays. Personne n’est dupe, la pensée unique est de retour. Elle entend s’imposer sur la scène nationale et internationale, peu importe les conséquences.
Au programme : Angélisme et laxisme. La nouvelle garde des sceaux prépare un projet qui met à mal la Loi sur la récidive des mineurs sans d’autres solutions pour lutter contre une montée et une radicalisation avérée des délits. Se faisant, elle envoie aux jeunes tentés par des actes délictueux le signal d’une société désormais complaisante.
Au programme : Mensonge et mise en danger d’autrui. La promesse d’un retour fin 2012 des troupes militaires en Afghanistan est une demi-imposture. Elle ne peut s’appliquer qu’aux seuls « combattants ». Du personnel « Logistique » devra rester mobilisé jusqu’au rapatriement de l’ensemble du matériel, soit durant plusieurs long mois. Ce laps de temps, qui garantira la sécurité des restants ? Quelle sera la contrepartie demandée par l’OTAN ?
Au programme : Arrogance et déni de réalités. A Washington, Berlin et Bruxelles, François Hollande s’est présenté comme le messie de la croissance oubliant qu’elle ne se décrétait pas et que d’autres avant lui avaient ouvert la voie. « L’Union européenne injecte chaque année 50 milliards d’euros pour des projets d’investissement qui contribuent directement à la croissance dans nos territoires ». Alain Cadec, député européen de l’Ouest.
Pour François Hollande, la solution à la crise Européenne : les Eurobond ou une mutualisation des dettes. L’idée est séduisante pour des pays dont la frénésie dépensière guide l’action depuis des décennies. La Grèce, l’Italie, L’Espagne abondent naturellement en ce sens, qui revient à encourager les dépenses publiques et creuser davantage les dettes. « Alors que l’Union Européenne et l’Euro sont affaiblit par les crises successives liées à la dette publique excessive de la Grèce, les socialistes n’ont d’autres remèdes que de soigner le mal par le mal ». Philippe Juin, député européen Ile de France.
Et les « project bonds » ? L’idée n’est pas nouvelle contrairement aux dires de François Hollande. Il y a plus d’un an que la Commission européenne planche dessus, ainsi que sur d’autres mécanismes de relance. « Nous ne retrouverons la croissance économique que par la discipline budgétaire, absolument nécessaire, qui va de pair avec des investissements ciblés. Ces obligations destinées à financer des projets seront un outil très utile pour relancer la croissance en Europe ». Dominique Riquet, rapporteur du groupe PPE sur les « project bonds ».
Si nous nous en référons aux promesses de campagne du candidat Hollande, le retour d’une croissance en France sera assurée par l’embauche de fonctionnaires supplémentaires, davantage d’emplois aidés, la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires et plus de charges pour les entreprises. Je comprends mieux pourquoi les députés européens socialistes militent pour un déficit annuel supérieur à 3% !
Et la compétitivité dans tout cela, facteur reconnu de croissance et d’emploi, comment l’insuffle-t-il ?
Au programme : tromperie manifeste. Parmi les électeurs de plus de cinquante ans, beaucoup ont cru qu’avec Hollande la retraite à 60 ans à taux plein serait de nouveau acquise. Maintenant que les choses se précisent, ils risquent de déchanter. De plus, l’équilibre précaire des comptes des caisses de retraites complémentaires dont la participation pour le secteur privé intervient à hauteur de 47 % du montant de la pension obligera ces dernières à soit augmenter les cotisations des salariés, soit à diminuer leur contribution.
Bienvenue en Hollandie, le pays des improbables !
Les 10 et 17 juin, nous avons une occasion de limiter la casse. Pensons à l’avenir des générations futures, agissons pour la France, votons pour des députés responsables !

a France silencieuse en a marre, elle est excédée. Elle est sortie de son mutisme pendant les 48 heures de la France Forte. Je l’ai rencontré, nous l’avons rencontré, sur les marchés,
au tournant d’une rue. Elle s’est manifestée en réaction à des signes hostiles couplés ou pas, à des paroles grossières, que nous avons sereinement affronté. « Je ne comprends pas qu’on puisse parler de la sorte d’un Président qui a fait tout son possible pour nous protéger durant la crise… »,
dira une dame d’une soixantaine d’années, offusquée par ce qu’elle venait d’entendre. Elle me quittera d'un pas déterminée en emportant quelques tracts pour les boîtes aux lettres de ses
voisins.